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►Pour les articles d'HV10 dans "Les Infos du 10e", cliquez sur :
- La caserne Vérines : Infos du 10/8 (juil. 2010)
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Articles |
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Plaidoyer pour les colonnes Morris
- par HV10
le 07/08/2008 @ 16:26
Des colonnes en voie de disparition
La Presse s'est largement fait l'écho de la crainte des directeurs de théâtres privés, inquiets de voir disparaître plus de 200 colonnes Morris à Paris, soit 35% du parc dans le cadre d'une nouvelle convention entre la Ville et le groupe d'affichage publicitaire JCDecaux. Les théâtres privés parisiens comptent parmi les principaux utilisateurs des colonnes Morris, l'un des symboles du mobilier urbain de la capitale. On peut dire que Morris est aux colonnes ce que Wallace est aux fontaines !
La Mairie de Paris a décidé de supprimer ces colonnes " soit parce que leur emplacement n'était pas pertinent, soit parce que des aménagements étaient prévus à leur place, cependant les théâtres bénéficieront encore de 250 nouvelles colonnes avec d'avantage d'espace d'affichage (5 faces exploitables au lieu de 3 précédemment) et des tarifs avantageux avec une diminution du prix de 40 à 50% ".
Nous donnons ci-dessous un petit historique des Colonnes Morris qui montrent que, dès leur origine, elles étaient essentiellement destinées à la publicité des théâtres.
« Gabriel Morris, imprimeur rue Amelot à Paris, était spécialisé dans la publicité des spectacles parisiens (théâtre, concerts, manifestations artistiques). Il fut le créateur en 1850 des fameuses colonnes Morris, dont le dessinateur aurait été Gabriel Davioud, Morris fut le concessionnaire de la ville de Paris en 1916. La plupart de ses colonnes, au nombre de 451, étaient toujours en place jusqu'à aujourd'hui, elles étaient essentiellement les supports de l'affichage théâtral et cinématographique, elles servaient aussi d'entrepôt au matériel de nettoyage des rues parisiennes. En 1980, le S.F.C.M. (Société Fermière des Colonnes Morris) mit en place de nouvelles colonnes lumineuses dans un style assez fidèle au modèle original, en tôle d'aluminium et en polyester, au nombre de 650. Elles ont six mètres cinquante de haut, un diamètre de un mètre trente, un socle et un dôme décoré, la plupart sont rotatives et renferme parfois des toilettes publiques. Et comme les premières Colonnes Morris, elles servent exclusivement à la promotion de films ou de spectacles. Les colonnes Morris font partie intégrante du paysage parisien.»
En illustration : Photo d'une colonne Morris prise près du canal Saint-Martin : A l'affiche, le film « La Nouvelle France » évoquant le Canada, mais aussi la Caserne de la Nouvelle France (rue du Faubourg-Poissonnière) d'où partaient les jeunes recrues vers les terres lointaines des Amériques.
Le 10e, un arrondissement d’hôtels
L’hôtel du Brabant
La présence de deux gares et de quatre hôpitaux a favorisé l’implantation de nombreux hôtels dans l’arrondissement, ils sont le plus souvent localisés près des gares, un inventaire rapide a conduit à en repérer déjà plus de 120.
N’oublions pas aussi qu’une rue du 10e a été dénommée « Rue des Petits Hôtels » suite à l'existence dans cette rue de plusieurs « petits » hôtels, que l’on qualifierait aujourd’hui de « charme », citons sans aucune publicité :
-
Le Relais Paris-La Fayette, 7 rue des Petits-Hôtels
-
L’hôtel Royal-Magenta, 7 bis rue des Petits-Hôtels
- L’hôtel du Brabant, 18 rue des Petits-Hôtels
- Le Nord-Est hôtel, 12 rue des Petits-Hôtels, dont le nom rappelle la proximité des deux gares.
L’hôtel du Brabant a été évoqué par Léo MALET et représenté par TARDI dans « M’as-tu vu en cadavre ? ». Dans cette BD à la page 38, on reconnaît bien l’hôtel du Brabant dans le dessin de Tardi accompagné de ce texte: « En fin de matinée, je débarquai dans un petit hôtel de la rue des Petits-Hôtels… »

L’hôtel du Brabant par Tardi
Ci-dessous l’hôtel Nord-Est photographié à différentes époques
Trouvez ce qui change d’une époque à l’autre

L’hôtel Nord-Est vers 1910

L’hôtel Nord-Est vers 1930
Réponses
1) Vers 1910 : les fenêtres ont des volets qui n’existent plus en 1930, et elles n’ont plus la même configuration.
2) Vers 1930 : il y a maintenant un escalier menant à la porte d’entrée de l’hôtel.
3) De 1910 à 1930 : ce ne sont plus les mêmes espèces d’arbres.
4) Vers 1930 : il y a deux entrées de la rue vers l’hôtel, l’une à gauche pour les piétons, l’autre à droite pour les voitures ! On vient à présent en voiture à l’hôtel !
A vous de trouver d'autres changements, s'il y en a !
Et voilà ce qu’est devenu l’hôtel aujourd’hui, les arbres ont encore changé et l'hôtel s'abrite maintenant des regards de la rue par une haie foisonnante.
L’hôtel Nord-Est en 2005
Jeannine Christophe et Michel Tiard
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